Entrevue avec Myriam Bacon, étudiante en Soins infirmiers

Martin

Tout d’abord, merci Myriam de prendre le temps de réponde à nos questions.  Tes réponses permettront aux enseignants du Cégep de mieux comprendre ton implication dans les projets de recherche chez Solutions Novika.

Peux-tu nous expliquer comment s’est passé ton recrutement pour ce travail à temps partiel? Pourquoi ont-ils engagé une étudiante en Soins infirmiers?

Myriam – Les professeurs de soins infirmiers nous ont fait parvenir une demande d’emploi par courriel, indiquant qu’il cherchait une stagiaire en soins infirmiers au centre de recherche. J’ai donc décidé de postuler pour le poste. Par la suite, le responsable du centre a communiqué avec moi pour une entrevue d’une durée d’environ 1 heure. Puis ils m’ont rappelé le lendemain pour me dire que j’avais le poste. Ils voulaient engager une stagiaire en soins infirmiers pour venir en aide aux professeurs sur divers projets. Ils ont aussi engagé un stagiaire en informatique et en technologie physique.

J’imagine que cela ne faisait pas nécessairement partie de ton projet d’études.  Quels sont les avantages pour toi de faire partie d’un projet de recherche?

Myriam – J’aime beaucoup la recherche. J’ai travaillé pendant 11 ans dans ce domaine, dans le domaine pharmaceutique, avant de faire une réorientation de carrière en soins infirmiers. Donc, quand j’ai vu l’offre d’emploi, j’ai tout de suite su que c’était pour moi. Faire de la recherche me permet d’appliquer les notions que j’ai apprises dans mes cours et d’en connaître davantage sur certains sujets. Dans le cadre de mon mandat, je dois souvent faire des recherches sur internet pour voir ce qui existe sur le marché. Ça me permet faire des découvertes très intéressantes.

Dans le cadre de ton travail comme assistante de recherche, tu as accès à des installations en dehors du Cégep.  Peux-tu nous parler de ton environnement de travail et indiquer en quoi il est facilitant pour la réalisation de ton mandat?

Myriam – Je travaille essentiellement au centre de recherche. Pour l’instant, j’ai eu à faire surtout du travail de bureau, donc au centre il y a un petit bureau réservé pour les professeurs et les stagiaires. Il y a 3 ordinateurs que l’on peut utiliser.

Dans le cadre de ce travail à temps partiel, tu intègres une équipe multidisciplinaire dont les membres sont formés dans des domaines très différents de Soins infirmiers. Quels sont les défis pour toi d’intégrer une équipe multidisciplinaire qui réalise des projets de recherche?

Myriam – Il est parfois difficile de tout comprendre. Je fais surtout affaire avec Geneviève Caron, enseignante en soins infirmiers. C’est elle qui me dit ce que j’ai à faire pour les aider. Je suis moins en contact avec le reste de l’équipe. Je ne connais pas toujours bien les projets et j’ai parfois de la difficulté à bien comprendre la nature de ceux-ci.

Quels sont les impacts sur tes études de travailler pour Solutions Novika?

Myriam – Ça me permet de mettre en application ce que j’apprends et même d’en connaître davantage. Je vais au centre de recherche lorsque j’ai des moments libres sur mon horaire, donc pas vraiment de problèmes de ce côté-là.

Puisque tu travailles avec des enseignantes de ton programme d’études dans le cadre de ce projet de recherche, est-ce que ça change bien des choses dans tes relations avec celles-ci?

Myriam – Un peu. Au début, je me sentais un peu mal à l’aise de travailler avec elles. Maintenant, ça va. Cependant, je ne voudrais pas que les autres élèves pensent que j’ai des privilèges parce que je travaille avec elles. Je crois que pour l’instant ça va de ce côté. Elles sont super gentilles et m’ont bien intégré dans le travail à faire.

Quels impacts aura cette expérience de travail dans ton futur emploi?

Myriam – C’est sûr que le domaine de la recherche est un domaine dans lequel j’aimerais travailler plus tard. J’espère que les projets auxquels je participe présentement permettront d’améliorer le travail des infirmières et la qualité de vie des patients. J’espère pouvoir voir un jour sur le marché un produit que nous sommes en train d’élaborer.

Que conseillerais-tu à un étudiant qui se fait recruter par un centre collégial de transfert technologique?

D’être curieux, de poser des questions pour bien comprendre, et de profiter au maximum de cette belle opportunité.